Guide parental

The Fabelmans

Résumé

Le jeune Sammy Fabelman grandit dans une famille juive de l’Arizona, en pleine époque post-Seconde Guerre mondiale. Le soir où il assiste pour la première fois à la projection d’un film à grand spectacle dans une salle de cinéma, c’est le déclic : il sera cinéaste. Ayant acquis une petite caméra, il se met à réaliser lui-même des petits films pour son plaisir et celui de sa famille, jusqu’au jour où la découverte d’un lourd secret de famille le pousse à se réfugier exclusivement dans le cinéma, conscient d’y trouver le moyen de voir et d’accepter la vérité…

Guide parental :

Ce biopic autobiographique sur la jeunesse de Steven Spielberg explore sous plusieurs angles le pouvoir des images. Puisant à la source d’une famille chaotique mais aimante qui encourage les vocations, le récit montre à quel point le monde des adultes façonne le destin des jeunes. A des moments clés de la biographie, une parole sensible et juste, une rencontre qui prend la forme d’un messager du destin, un événement particulier, vont construire un cinéaste qui, comme on le sait, va marquer en profondeur la culture contemporaine.

The Fabelmans, pour quel âge ?
Ce film qui accorde une grande part à des problématiques d’adultes peut convenir à partir de 12 ans. Il pourra être vu dès 11 ans, selon l’appréciation des parents, compte tenu des éléments signalés.

À signaler :
– Langage : Quelques injures.
– Alcool/Drogue : Un jeune homme allume et tire une bouffée d’un joint. Un homme allume un cigare et fume. Des adultes boivent de l’alcool.
– Violence : Un jeune homme donne un coup de poing à un lycéen qui saigne du nez, une mère gifle son fils.
– Sexe/Nudité : Une femme danse en chemise de nuit on voit sa silhouette en contre jour. Un couple d’adolescents s’embrasse.
– Autres : Un personnage est victime d’antisémitisme et de brimades. Des ados sont bouleversés par le divorce de leurs parents. Sur un écran de cinéma, un train heurte une voiture, son passager est éjecté. Projection d’un film de guerre amateur avec du faux sang. Une adolescente exaltée pour la figure du christ mélange prières et flirt avec un garçon, ce qui pourrait être offensant.

Activités en lien avec le film

La presse en parle :

GQ : À des kilomètres de l’exercice nombriliste d’un artiste regardant dans le rétro les raisons de sa légende, The Fabelmans ressemble davantage à un exercice réflexif, et parfois douloureux, sur les manières dont l’artiste peut fédérer, diviser, bouleverser la perception de soi et des autres au travers d’un mouvement de caméra a priori insignifiant et d’images collées les unes derrière les autres.
TRANSFUGE : Rarement un cinéaste aura réussi le pari de remonter avec un tel bonheur aux origines de son désir de cinéma, de son goût pour le jeu et la vie en plus grand, plus large, plus modelable.
TELERAMA : Dans cette famille abritant un secret, l’apprentissage du fils futur cinéaste prend des allures romanesques. Le réalisateur raconte sa jeunesse. Magistral, et bouleversant.
PREMIERE : Et puis surtout, comme souvent dans la vie, il faudra s’en remettre à l’expertise de John Ford. Guest-star de l’épilogue et auteur ici d’un cours magistral aussi express qu’anthologique, il révélera au gamin que le cinéma est avant tout un art du déséquilibre et qu’il n’y a bien que les idiots pour placer la ligne d’horizon au milieu du cadre. Et s’il fallait vraiment trouver une morale The Fabelmans ça serait probablement celle-là.